" La dague lui entailla le ventre. Elle tournait facilement dans son estomac, elle remontait son ½sophage, tranchant d'un coup sa trachée. Elle fit éclater l'un de ses poumons, l'autre sortit de sa cage thoracique et glissa sur le sol. Son diaphragme se rompit en deux. Elle entra dans le pancréas, le foie, la rate. Elle lui coupa la main. Il tomba à genoux. Elle lui coupa la langue, lui arrachant peu à peu les dents inférieures. Son oreille gauche tomba. L'autre était, bizarrement, plus résistante, il fallut s'y reprendre au moins trois fois.
Je regardais ses yeux. Il ne pleurait même pas. Il n'avait pas crié. Allez, tu peux souffrir. Ma lame tomba à terre. Son sang s'était répendut sur tout mon corps. Et cela me faisait un plaisir fou. Un plaisir plus fort qu'un baiser, plus fort qu'une décharge électrique, plus fort qu'un orgasme. Je souriais, fou de joie. Je me penchai pour l'embrasser. L'embrasser une première fois. L'embrasser une dernière fois. " _ Boris Bergmann.